Jeux de coalitions ou mise à mort de l’esprit de compétition dans la course au pouvoir ?

le 11/05/2017

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La campagne électorale pour les élections législatives de Juillet 2017 a commencé. Des alliances et coalitions se forment de part et d’autre. Sur un élan de compétition, d’anciens adversaires politiques se rapprochent et font front ensemble. Mais quel sens donné à ces coalitions ? Sont-elles révélatrices d’une absence de philosophie ou de programmes politiques pour les partis politiques qui les forment ?

En fait, ces coalitions semblent montré le vrai visage de la scène politique sénégalais qui ne se nourrit pas d’idées ni de programmes ambitieux pour le Sénégal mais d’une course effrénée pour le pouvoir ; chacun des acteurs cherche à occuper le meilleur poste et à satisfaire une clientèle politique. 

En 2012, à l’occasion du deuxième tour des élections présidentielles, tous les partis politiques de l’opposition s’étaient réunis au sein d’une coalition « Benno bokk yakaar » pour soutenir le candidat arrivé en deuxième place lors du premier tour des élections. Pourtant au cours des  années suivant l’élection de ce dernier, ladite coalition s’est effritée : certains responsables de partis se sont désolidarisé du gouvernement issue de cette coalition et d’autres sont restés, occupant des postes importants mais avec des conséquences néfastes pour leur propre formation politique (exemple : Moustapha Niasse ; Ousmane Tanor Dieng).  Pour ces derniers c’est l’implosion dans leur formation politique d’origine. Ils ne peuvent plus jouer pleinement le rôle d’opposant bien qu’ils soient encore considérés comme secrétaire général de leur parti politique respectif. 

A partir de ce constat, peut-on encore attendre des changements ou des innovations à l’initiative des acteurs politiques prétendants au pouvoir ?

En l’absence d’une opposition distincte des ministres et autres compagnons du Président de la République, l’alternance politique ne sera qu’une utopique illusion pour le système politique sénégalais. En réalité, s’il y’a eu une réelle alternance politique et idéologique en 2000 avec l’arrivée des libéraux au pouvoir,  l’opposition actuelle n’est pas prompte à en offrir une autre aux sénégalais car elle peine à se démarquer du parti au pouvoir et à construire une discours agréé par la population. 

Autrement dit les jeux de coalitions faussent le jeu politique, annulent l’idée d’une compétion idéologique du pouvoir et ne favorise pas l’alternance politique.

 

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