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LE CHEMIN DU VERITABLE DEVELOPPEMENT

<< YOONU YOKKUTE >>

1ère PARTIE : MESURES CLES

PROGRAMME PRESIDENTIEL MACKY 2012

Profession de foi (projet)

Chers compatriotes,
Depuis trois ans j’ai sillonné minutieusement le pays à votre rencontre pour mieux écouter, observer et surtout apprendre. J’ai mesuré l’ampleur des souffrances des femmes prises dans les tâches quotidiennes et rencontré des familles installées dans des quartiers précaires, inquiètes à l’approche de l’hivernage et une jeunesse en désarroi, sans qualification ou des diplômés sans emploi. Notre cher Sénégal va mal, très mal. Il est traversé par d’innombrables fractures.
Le modèle de développement choisi jusqu’à présent ne parvient pas à venir à bout des injustices sociales. Il faut le changer. Il nous faut le repenser. En effet, notre modèle économique n’est pas suffisamment productif pour nous permettre de créer les emplois et les richesses nécessaires à notre développement.
Dans le même temps, les conditions pour une croissance développante au service de tous ne sont pas réunies.
Le chemin sera difficile, mais rien ne doit entamer notre détermination et notre persévérance.
Chers concitoyens, c’est sur la base d’un nouvel ordre de priorités qu’il faut désormais agir et c’est un chemin pour le véritable développement que je vous propose d’emprunter. Notre projet se concentre
sur 3 principales priorités : la jeunesse, les femmes et le monde rural. Il s’agit principalement
d’apporter une protection, des perspectives et des opportunités d’emploi. Ces priorités majeures de
notre projet traversent les 5 axes solidaires suivants :
1. METTRE FIN AUX INJUSTICES SOCIALES
2. ASSURER LES BASES ECONOMIQUES DU DEVELOPPEMENT
3. ATTEINDRE UNE PRODUCTIVITE DEVELOPPANTE
4. DEVENIR UN MODELE DE DEMOCRATIE EFFICACE
5. GARANTIR LA PAIX, LA SECURITE, LA STABILITE ET OEUVRER POUR L’INTEGRATION
AFRICAINE

Notre programme a été bâti autour d’une seule promesse : le Véritable Développement.

A. METTRE FIN AUX INJUSTICES SOCIALES

Les injustices sociales sont la principale menace sur la cohésion sociale de notre pays. Les émeutes de la faim, la crise énergétique, montrent qu’à tout moment le pays peut s’embraser. Depuis trop longtemps les réponses ont été laissées à la seule charge des familles et des communautés.
L’Etat et ses partenaires ont trop souvent considéré qu’il s’agissait là d’un coût ou d’une dépense inutile alors qu’il s’agit de l’essence même de tout développement : la protection de ses concitoyens.
Aujourd’hui ces solidarités familiales et communautaires sont à bout de souffle tant en milieu urbain que rural. Les faibles revenus d’une personne ne peuvent subvenir aux besoins essentiels - apprendre, se former, se soigner, se nourrir – au sein d’une famille.
Trois groupes en ressentent particulièrement les effets :

  • les jeunes, frappés par un chômage massif, des opportunités d’autant plus insuffisantes que le système de formation est inadéquat,
  • les femmes, touchées par les aléas de la vie, elles peinent à trouver les ressources de simples subsistances. Elles sont menacées dans leur santé, durant la grossesse ou l’accouchement et discriminées dans l’accès aux opportunités économiques ou politiques,
  • le monde rural enfin, en tout premier lieu en raison de l’insécurité sur le statut de la terre, sa principale source de revenus, mais aussi de la faiblesse des investissements dans les infrastructures de base pour accéder à l’eau, l’énergie, la santé, les transports.

Pour mettre fin aux injustices sociales nous engagerons une intense politique de protection sociale universelle dont les principales mesures clés sont la Bourse de Sécurité Familiale, la Couverture Maladie Universelle de Base et la Bonification Retraite.
Le coût global de ces mesures clés sera à partir de 2014 de 120 milliards de FCFA par an.
Elles seront totalement financées par la réduction du train de vie l’Etat (120 milliards) sachant que des prélèvements concertés pour service universel dans les activités à forte rentabilité (télécoms ; industries extractives, pharmaceutiques et de tabac ; transactions financières) garantiront à long terme le financement.

B. ASSURER LES BASES ECONOMIQUES DU DÉVELOPPEMENT

La nature et la qualité des infrastructures ont toujours déterminé les capacités économiques réelles d’une nation. Ainsi en est-il des systèmes d’irrigation et de maîtrise des eaux mais aussi de l’énergie, du transport et des réseaux routiers, ferroviaires ou informationnelles.
Il s’agit des « bases économiques du développement », ils correspondent aux investissements en capital qui permettent d’améliorer la fertilité des terres, l’élevage, la qualité de vie et d’habitation – les villes – les savoirs et savoirs-faires.
L’enseignement supérieur, la Recherche et l’Innovation, la science et les technologies (pour les
ménages, l'agriculture et l'industrie) mais aussi la santé via les systèmes de prestation de soins de santé publics sont parties intégrantes de ces bases économiques du développement.
Après des décennies où l’Etat n’a pas su conduire les investissements nécessaires pour disposer des bases économiques pour le développement il est temps de marquer une rupture majeure en assumant pleinement sa responsabilité économique et ainsi procéder aux investissements de rattrapage et d’avenir à la hauteur des défis à relever.
C’est une condition sine qua none d’un Etat au service de ces citoyens et en quête du véritable
développement. Les investissements permettront alors aux énergies du pays quelque soit leur taille, du monde rural ou urbain, de s’exprimer. En somme nous rendrons disponibles les indispensables services et infrastructures pour une productivité développante.
 

C. ATTEINDRE UNE PRODUCTIVITÉ DÉVELOPPANTE

La croissance ou l’augmentation de la production ne provoque pas nécessairement le développement.
Le Sénégal et d’autres pays bien que connaissant depuis des décennies une croissance positive en sont l’illustration parfaite.
Elle demeure pour beaucoup l’unique boussole des politiques proposées pour améliorer le niveau de vie des populations. Les crises dans les pays aux économies extraverties d’Afrique et même d’Europe, spécialisées dans l’exportation de matières premières ou dans les produits financiers, démontrent pourtant que certaines croissances à deux chiffres peuvent être en trompe l’oeil.
Notre politique de « productivité développante » opère une rupture fondamentale avec cette
conception qui ne permet pas de voir l’absence de développement, la montée des inégalités et la diminution importante du pouvoir d’achat de la population.
Cette politique vise le coeur du développement, la productivité, c’est-à-dire production et rendement. Il s’agit de l’accroître en se focalisant sur la base de l’économie nationale du pays le monde agricole, et ses exploitations familiales, mais aussi le secteur informel et son artisanat afin de conduire à une amélioration du niveau général des conditions de vie des populations et générant un effet multiplicateur sur l’ensemble de l’économie.
En oeuvrant à assurer sa faisabilité – via les bases économiques du développement – nous atteindrons une productivité développante par la mise en place d’une politique active et innovante en matière de financement et d’accompagnement des diverses structures de production (exploitations agricoles, artisanat, petite entreprise, PME/PME, industrie, etc.) dans les secteurs primaires, secondaires et tertiaires pourvoyeurs d’emploi de l’économie nationale. Elle prendra notamment la forme d’un Pacte National pour les Petites Entreprises et les PME/PMI concernant le monde rural ou urbain, un « Small Business Act » à la sénégalaise.

D. DEVENIR UN MODÈLE DE DÉMOCRATIE EFFICACE

« La démocratie, d’après l’idée que je m’en fais, devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu’au plus fort » Gandhi
Notre pays est présenté comme un modèle de démocratie du fait de l’absence de coup d’Etat militaire d’une part et de la tenue d’élections régulières impliquant les divers acteurs politique.
Pour autant, la démocratie ne se limite pas à ces seuls principes aussi importants soient-ils. Elle exige notamment la liberté des individus, la règle de la majorité, la séparation des pouvoirs – législatif, exécutif et judiciaire – l’indépendance de la Justice et surtout le respect de la Constitution. Autant de principes qui ne sont jamais des acquis définitifs mais plutôt des quêtes collectives permanentes que chaque acte participe à renforcer. En somme il faut veiller à ce que l’Etat de droit soit respecté.

E. GARANTIR LA PAIX, LA STABILITÉ, LA SÉCURITÉ ET L’INTÉGRATION AFRICAINE

Notre jeune pays a passé la plupart de son histoire à évoluer dans un contexte régional fragile où les crises s’accumulaient (Liberia, Sierra Leone, conflits touarègues au Mali et Niger, crise ivoirienne, fin de règne chaotique en Guinée, coups d’états en Mauritanie et en Guinée Bissau, etc.) et freinaient le processus d’intégration et de développement africain souhaité par les peuples.
Il s’agit donc de définir et de mettre en oeuvre une diplomatie de voisinage par une concertation
permanente, des sommets bilatéraux, les projets sous régionaux sur la base d’intérêts communs et d’une coopération renforcée au service de la paix et du développement. Le pays n’a pas été épargné (conflit casamançais, conflit frontalier avec la Mauritanie, afflux de réfugiés en provenance de la sousrégion, déploiement de nos troupes hors de nos frontières pour des opérations de maintien de la paix) et doit encore faire d’ultimes efforts pour ramener la paix, la stabilité et la sécurité au sein de ses frontières. C’est aussi le moment ou jamais pour trouver une solution durable et complète à la crise en Casamance. La crise casamançaise est l’un des plus anciens conflits d’Afrique et l’un des derniers points de crispation. Sa résolution doit être la priorité N°1 afin d’amener la sécurité et le développement à tous nos citoyens. Le retour de la paix en Casamance permettra d’instaurer un climat de confiance avec nos voisins Gambiens et Bissau-guinéens et renforcera la dynamique d’intégration régionale.
Au vu des évolutions récentes, la paix semble enfin s’imposer dans l’ensemble de la sous-région. Elle apporte une immense énergie créatrice qui, si elle est utilisée à bon escient dans les tous prochains mois, sera favorable à notre projet d’intégration africaine. Les chantiers régionaux peuvent enfin sortir de leurs placards. Mis en route, ils permettront de renforcer la dynamique de croissance en apportant des solutions supplémentaires à notre crise énergétique, à notre projet d’autosuffisance alimentaire, à notre volonté d’avancer vers le développement main dans la main avec nos frères africains. Nous devons aussi clairement définir le rôle et place des institutions africaines dans la gouvernance mondiale. Nous renforcerons les capacités d’initiative et d’action diplomatique de l’Union Africaine.
L’Afrique doit parler d’une seule voix pour peser dans les affaires du monde. Cela passe par la
réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le « soft power » sénégalais pourrait y oeuvrer en allant siéger à nouveau en tant que membre non permanent au conseil de sécurité. Une politique étrangère ambitieuse et réaliste doit aussi s’attacher à rendre effective une diplomatie des droits de l’Homme et des peuples qui, sera basée sur le socle universelle des valeurs démocratiques s’inspirant de la charte de gouvernance rédigée lors des Assises – justice indépendante et moderne, lutte contre la corruption, renforcement et stabilité des institutions.